Abandonnée à la naissance, Sylvie a retrouvé ses ancêtres à 56 ans : ‘Je me sens apaisée’

Sylvie Rabadeo, agricultrice à Bléchatel, près de Rennes, apprend par hasard qu’elle a été adoptée. A 56 ans, elle a retrouvé ses origines après trois années de recherches semées d’embûches. © Pays de Malwen

Sylvie Rabadeo n’est plus obsédée par les questions sans réponse. Trois ans, presque jour pour jour, après avoir appris par hasard qu’elle avait été adoptée, elle Retrouver ses origines. Et à 56 ans, j’ai même réussi à rencontrer sa mère biologique. Mettre enfin un visage sur le début de son histoire.

Il était loin de gagner. était sa recherche plein d’embûchesEntrecoupé d’instants inhibition.

Cet agriculteur de Ille et Vilaine Elle a raconté sa quête dans la presse pour espérer retrouver des témoins de sa naissance, à Pleurtuit (Ille-et-Vilaine), le 24 octobre 1965. Elle avait témoigné à la télévision, dans l’émission Aujourd’hui commencequi était animée par Faustin Poulet sur France 2. Elle a aussi très bien lancé « Bouteilles à la mer » sur Facebook

finalement, Rien de tout cela ne sera décisif. Il lui a fallu une série de coups de chance incroyables pour retrouver les traces de ses parents biologiques.

Ce que tu aurais dû apprendre

Se référer au 2019. Cet été-là, le mari de Sylvie est décédé subitement. En réglant la succession, elle découvre, dans les “références marginales” de l’extrait d’acte de naissance apporté par le notaire, un mot qu’elle n’aurait jamais dû voir : “adopté”. Elle tombe des nuages, comme ses trois fils. Elle n’avait aucun doute… son monde s’effondre.

Et ses parents adoptifs, qui l’ont gâtée durant toute son enfance à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), ne sont plus là pour lui apporter des réponses. Son père, Marcel, est décédé d’un cancer alors qu’elle avait 12 ans et demi, et sa mère, Henriette, est décédée en 2002. Sans rien dire de ce lourd secret.

Il se déplace dans le ciel et la terre

Sylvie se demande pourquoi elle est née dans la région de Malwine… mais le couple a une famille à l’Île-et-Villains. Henriette était suivie par un gynécologue de Pirate City. ont encore mentir sur son âge. La mère adoptive de Sylvie avait quelques années de moins, ce qui indique qu’elle était encore en âge de naître en 1965.

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En fait, était le couple J’ai récupéré le bébé trois jours après la naissance A l’Hôpital de la Sagesse, alors situé rue de la gare, à Pleurtuit. Sylvie y fut baptisée le même jour, et l’une des sœurs des fidèles était marraine. c’est juste Trois ans plus tardle 12 octobre 1967, que le tribunal a approuvé l’adoption.

Poussée par un « besoin urgent de savoir », Sylvie a remué ciel et terre. Elle est aidée par Jackie, un homme qui aide les gens bénévolement A la recherche de leurs origines. « Il m’a contacté après le message que j’ai posté sur labouteillealamer.fr. »

Au conseil municipal de Ploretoit, elle a pu se référer aux tables décennales, mais pas à l’intégralité de son acte de naissance. Légalement impossible en cas deNaissance sous X.

Il devait entrer Conseil National d’Accès au Patrimoine (CNAOP). qui a renoué avec Sylvie en juillet dernier. Pour la nommer : le nom de la femme qui est venue annoncer sa naissance à la mairie.

J’aurais très bien pu être aide-soignante à la maternité, auquel cas je n’aurais pas pu aller plus loin…

Le nom sera la clé du puzzle

Ce nom – appelons-le Madeleine J.. * – Ce sera la clé du puzzle.

“Je avais Test ADN par MyHeritage (Vous faire savoir si vous avez des ancêtres communs avec d’autres personnes qui ont passé un test ADN, NDLR), explique Sylvie. Mon profil est “jumelé” avec deux personnes, dont un homme, à Mayne, à 1,2%. Heureusement, sa femme a réussi Arbre généalogique, auquel j’ai pu accéder sur le site Web MyHeritage. Je suis monté, j’ai vu que le nom d’une des grand-mères était J. J’ai cliqué dessus et le nom de sa soeur m’est apparu, c’était Madeleine J…. »

Malouines. Le doute n’est plus permis : c’est la femme qui est venue lui annoncer sa naissance Affaire avec Sylvie. « Que ce soit elle qui est née à quarante ans, ou que j’étais l’enfant d’une de ses filles ou d’une de ses nièces qui voulait l’aider… alors ça pouvait être ma mère, ou ma grand-mère, ou ma mère ou ma tante.

Nous avons frappé aux portes de sa rue.

Pour aller au fond des choses, vous allez à Saint-Malo Intitulé Madeline.

“Avec deux amis de Plechatel, nous avons frappé aux portes de sa rue. Je ne sais pas si j’oserais le faire toute seule. Une ancienne voisine leur parle : Madeleine s’en souvient bien, décédée il y a quelques années. Une chose en amène une autre, Sylvie Obtenir les coordonnées Son fils Jean-Paul*.

Jackie le traverse premier appel. J’avais peur d’empêcher les gens de voir les portes se fermer. Il sait le faire…” Apparemment il le fait plutôt bien puisque Jean-Paul lui a assuré que sa sœur aînée, Martin*, avait accouché à Blurett le 24 octobre 1965. Elle n’avait pas encore 18 ans. Il n’avait pas rien vu. Seule leur mère Madeleine Elle apprenait.

Elle a bandé le ventre de sa fille pour qu’il ne voie pas la grossesse…

“J’étais prêt à tout entendre”

Sylvie et Jackie ont trouvé par elles-mêmes les coordonnées de Martin. Et c’est comme ça, quelque part en France femme de 74 ans J’ai entendu la voix de Jackie, au téléphone, je lui ai demandé si la municipalité de “Bloortuit” lui disait quelque chose… d’intime, elle a accepté. Puis on lui a dit qu’elle avait ne savait pas Que l’enfant soit une fille ou un garçon. C’est donc Jackie qui lui a dit qu’il y avait Sylvie, et qu’elle voulait lui parler, la voir.

“J’ai accepté et je l’ai remerciée. Je n’avais aucune intention de la blâmer ou de la juger. Je voulais juste connaître mon histoire. J’étais prêt à tout entendre. »

journée Se rencontreLes deux femmes se tenaient l’une l’autre et s’assirent sur un banc. “Plus je pleurais, pleurais, sachant que j’étais proche du but, moins j’étais émue cette fois-ci. Ce n’est pas facile de se dire : ‘Le voilà, c’est celui qui m’a mis au monde’. C’est presque irréel.”

crie, ‘c’était plus réticent’

Sylvie demande son nom “Générateur”Ce que je pensais qu’elle avait déjà trouvé. il est défunt Il y a vingt ans. Selon Martin, il était au courant de sa grossesse, mais avait des projets ailleurs.

Leur relation était consensuelle. La décision de ne pas garder l’enfant était autant la décision de Martin que celle de sa mère, qui « gérait » vraiment tout.

Il semble que Protéger Pour un père “très dur”, il n’aurait pas digéré la grossesse de sa fille hors mariage s’il l’avait su… pourquoi Pleurtuit ? « C’était plus conservateur, et il n’y avait aucun danger d’être reconnu là-bas. »

perdre du poids

Quelques semaines après ces découvertes, Sylvie Rabadeo est libérée du fardeau :

C’était une obsession. J’y pense sans arrêt depuis trois ans. Maintenant, je suis détendu et calme.

Il est hors de question qu’elle veuille à tout prix Forger des liens Affectueux avec sa mère biologique. “Mes parents restent mes parents adoptifs, et je ne leur reproche rien, se souvient Sylvie. Mais quand on est abandonné, que l’histoire soit bonne ou non, on a besoin de réponses.”

“L’impression que Saint-Malo m’appelait…”

Cependant, Sylvie ne les a pas toutes. car Son adoption n’était pas conventionnelleDoux euphémisme. En effet, celui qui lui a donné la vie “n’a rien signé” après sa naissance. “J’ai été remis à mes parents quand j’avais trois ans. Dans le cas d’une extradition sous X, il y a un délai de respect. Il fallait que ça passe par la Ddass, il fallait qu’il y ait une garde à vue.”

Sylvie suppose que Marcel et Henriette avaient trop peur de vieillir pour pouvoir adopter en temps normal. Et ce contexte peut expliquer pourquoi ils n’ont rien dit à Sylvie… “Je pense qu’ils ont voulu me protéger. Ils n’ont peut-être pas été calmes.”

Sylvie, maintenant, peut l’être. “J’en suis heureux et fier Ma famille biologique est malouine, que j’adore. J’ai toujours eu l’impression que cette ville m’appelait…”

“Les femmes qui accouchent sans X doivent laisser une lettre”

Même si ses démarches sont “épuisantes”, Sylvie Rabadeo mesure sa chance de pouvoir reconstituer son histoire personnelle alors que “d’autres adoptés se cherchent depuis des décennies”. C’est pourquoi tant de gens font des tests ADN. “Pour un Brésilien, la naissance sous X reste malheureusement “verrouillée”. Et ce, malgré la création du Conseil national d’accès aux biens personnels (CNAOP), issu de la loi du 22 janvier 2002. Cet organisme vient en aide aux personnes nées ou abandonnées sous le secret. dans la recherche de Il peut, comme le précise le site service-public.fr, « rechercher les parents de naissance et solliciter leur accord pour lever le secret de leur identité à la suite d’une demande d’accès aux origines de l’ enfant », mais aussi « inviter les femmes qui accouchent sous X à laisser leur identité sous pli fermé si elles l’acceptent, ainsi que des renseignements non identifiants (par exemple sur leur santé ou celleant du père fère) y avoir accès plus tard ».
“J’ai eu beaucoup de chance d’avoir été transmise sous ce nom par la CNAOP, mais regardez Sylvie. Je ne sais pas comment j’aurais vécu le reste de ma vie sans savoir pourquoi j’ai été abandonnée. C’est libérateur de savoir. Je a aussi plaidé pour ‘The Woman Giving Under X’ Il faudrait laisser une trace : un message au dossier, au moins son prénom, son âge, les circonstances de la grossesse, pourquoi elle n’a pas voulu garder le bébé. des informations qui peuvent ensuite être consultées par les adoptants majoritaires.

* Le prénom et le nom de famille ont été modifiés.

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