Alerte sur la qualité de l’eau du robinet dans l’Aisne

La qualité de l’eau du robinet dans les Hauts-de-France inquiète les autorités au plus haut niveau. Des traces d’herbicides interdits ont été trouvées à des niveaux anormaux. Les élus et les administrateurs du réseau ont été convoqués par le gouverneur. Ils ont quelques mois pour trouver une solution.



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Après l’amiante dans les années 80, trente bisphénol A après trente ans ou encore l’oxyde de titane ou les microplastiques depuis quelques mois, faut-il craindre avec l’alerte sur la qualité de l’eau potable lancée mercredi à Laun, une nouvelle explosion environnementale et sanitaire ?

On peut raisonnablement le suggérer si l’on examine le contenu de la conférence de presse donnée mercredi matin par le gouverneur du département Thomas Campo, auquel s’est jointe la déléguée de l’Agence régionale de santé, Anne Claire Mundon Demay. Le sujet ne pouvait pas être plus sérieux.

Les plus sensibles à la cause remarqueront que le problème est sur la table depuis plusieurs mois. Il a publié dans nos colonnes en avril un dossier sur le problème et la publication prochaine d’un article sur le sujet par nos confrères du Monde, ainsi que la diffusion d’un sondage le même jour par les équipes de France 2 persuadant sans doute la préfecture du besoin de communiquer. résultat inverse ? Oui, mais pas seulement.

Le produit est dangereux pour la santé humaine. Mais à quel rythme ? La communauté scientifique s’expose prudemment

La province s’est concentrée sur la chloridazone, un herbicide commercialisé par BASF de 1963 à 2019 et utilisé sur les betteraves sucrières et fourragères. Or, on sait que la région Haut-de-France est le principal producteur de cette racine sur le territoire national. En 2002, la chloridazone figurait au sixième rang des pesticides épandus en Picardie. Entre 2014 et 2018, il figurait parmi les 20 molécules les plus vendues. L’herbicide n’est plus utilisé à partir de 2019 mais les stocks peuvent être vendus jusqu’à fin 2020.

Nous savons cela de Lavoisier “Rien ne se crée, rien ne se perd, tout change” Mais il a fallu attendre janvier 2021 pour voir apparaître dans les recherches menées sous contrôle étatique par les responsables de la distribution d’eau, des produits de décomposition de la molécule de chloridazone, deux métabolites dont la desphénylchloridazone. “Cela s’explique car jusqu’alors, aucun excès de valeur de la chloridazone, la molécule mère, n’a été observé.” Conservateur résume.

Près de 4 millions de personnes impliquées

Ce produit et ses métabolites sont-ils dangereux pour la santé humaine ? Oui, peut-être, selon la communauté scientifique. Le problème c’est la dose. A propos de ce point précis “Les analystes donnent des chiffres avec un doigt mouillé”, Annonce dossier connaisseur. Cependant, une controverse existe : entre la limite au-delà de laquelle la qualité de l’eau est déclarée incompatible avec la molécule recherchée (en l’occurrence, 0,1 μg/L ou 0,1 μg/L pour le métabolite en cause) et la valeur sanitaire maximale acceptable pour l’homme, (222 μg/L Selon les autorités), la gestion de l’État et de ses représentants pour la consommation de l’eau du robinet se déroule dans l’obscurité constante. En témoigne la publication obligatoire mais sans discernement des analyses d’eau que les municipalités fournissent à leurs administrés.

A Merlieux-et-Fouqreolles en avril dernier, le taux de desphenyl chloridazone était de 10,1 mcg/L (0,1 mcg/L nécessaire) et la quantité totale de pesticide a culminé à 12 461 alors qu’elle ne devait pas dépasser 0,5 g/L. Mais le bulletin annonce que l’eau est consommable. Les dépassements sont abondants et concernent 3 848 432 habitants dans la région Hauts-de-France et 455 communes (320 933 habitants) dans l’Aisne.

Il y a 39 municipalités en état d’alerte maximale. Les élus et les responsables de la distribution ont été réunis par le gouverneur il y a quelques jours. « Un accompagnement de proximité est apporté aux communautés concernées par les gouvernorats pour trouver et financer des solutions techniques », Il se réfère sans équivoque au conservateur Thomas Campo.





Il semble que le véritable swing ait maintenant commencé. La quantité de ressources en eau a été mentionnée au début de la récente sécheresse. Sa qualité, et donc pour de nombreuses pratiques agricoles, est devenue un enjeu urgent. Et là encore, il ne s’agit ici que de sous-produits de la chloridazone, sachant qu’on trouve encore aujourd’hui des traces de multiples insecticides dans l’eau. Par exemple, l’atrazine. Un produit cancérigène interdit depuis… 2001.






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