Bao : pourquoi les stations TotalEnergies sont en rupture de stock

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Mais Abdi a des inquiétudes plus réalistes : “Je dois aller travailler à Bayonne. J’ai fait toutes les stations Total, et c’est la seule qui devrait être livrée aujourd’hui. Si un camion citerne arrive bientôt, une demi-journée de travail sera nécessaire.” être déjà perdu. Je peux aller dans un autre magasin. , mais je dois payer le montant de ma poche. Et c’est quelque chose que je ne veux pas faire maintenant.” Parce que l’inflation n’est pas que du carburant…

” Je n’ai pas le choix “

Outre Abdi, Antonio attend également de pouvoir faire le plein. Il n’a pas l’intention de “rester là toute la matinée”. « J’ai encore un peu de carburant… », avoue-t-il avec un petit sourire. Mais comme lui, les automobilistes ont été nombreux depuis le 1er septembre à faire le plein pour profiter de la remise de 20 cents sur deux mois (qui sera alors de 10 cents de novembre au 31 décembre) de ToTalEnergies ainsi que de la remise de 30 cents du gouvernement. cent de remise dans le cadre des mesures de soutien au pouvoir d’achat. “La dernière fois, il y avait une file d’attente au rond-point Auchan”, raconte Antonio.


TotalEnergies assure que les ruptures de stock ne seront que “précises” mais appelle aussi les clients à ne pas “surconsommer”.

NSABATHIER / Pyrénées Presse

A proximité, Patricia vient d’arrêter sa voiture. Cette infirmière de profession est prête à attendre le temps qu’il faudra : « De toute façon, je suis au sec, je n’ai pas le choix. On m’a dit qu’il fallait livrer la station ce matin. Je préfère être en avance, car en dans quelques heures il n’y aura plus rien.” Après, elle a aussi fait les calculs : “Avant Covid, le plein me revenait à 60 euros. Après Covid c’était 120 euros et là avec la remise de Total 95 euros.” 25 euros économisés sur un plein, et Patricia ne peut pas cracher dessus, d’autant plus que son mari a aussi une voiture à conduire.

Le camion-citerne approche vers 10 h 30. L’espoir est à son comble parmi les clients de la station. Malheureusement, la voiture ne transporte que de l’essence. Nous devons encore attendre.

Gestionnaires confus

On se promène dans d’autres stations TotalEnergies ou Total Access de la région paloise : boulevard de la Paix et route de Bordeaux à Pau, dans le Jurançon, route de Gan… partout, des panneaux lumineux n’affichant plus les prix du gasoil et de l’essence, des autocollants sur les pompes qui Confirmez la pénurie d’inventaire, de roubles ou de blocs qui empêchent l’accès à la gare.

Du côté des managers et du personnel, nous sommes également déçus. D’abord on leur fait remarquer très rapidement qu’il leur est interdit de s’exprimer. Sous couvert d’anonymat, quelques langues se sont cependant adoucies. “C’est le bordel, et on est vraiment embêtés”, explique-t-on derrière une sortie de magasin. « Je n’ai plus de carburant depuis samedi après-midi », se lamente un responsable. On nous a dit que les camions sont en route, et nous attendons…”

Le manque d’information de TotalEnergies a été souligné. Dans l’une des deux stations du Jurançon, un employé d’une station-service est interpellé par un client qui lui dit : “Quand y aura-t-il quelque chose ?”. ” Dieu seul le sait ! répond l’employé fatigué de la guerre. ” Lorsque nous interrogeons le chef de secteur, on nous répond simplement qu’il s’agit d’une situation de crise. Lorsque vous démarrez un processus comme celui-ci, vous auriez dû vous attendre à des choses. Les clients avec une carte Total ne peuvent retirer nulle part ailleurs. Que dois-je leur dire ? »

Enfin commercialement et malgré le rush, les managers ne s’y retrouvent pas forcément : “Dimanche dernier on a été saboté, raconte quelqu’un. Tout s’est terminé en quelques heures, mes ventes ont doublé, mais comme avant, je n’ai pas travaillé pendant 5 jours. Et ça ne compense pas ça. Ça fait vraiment mal de travailler comme ça.

Clients parfois agressifs

Ensuite, la relation avec les clients s’est détériorée. D’abord parce que le comportement de certains automobilistes limite l’irrationnel. Un responsable compare en disant : “C’est comme des paquets de riz ou du papier toilette pendant le confinement. Les gens font le plein, peinent”. Un autre dit : « Le client s’approvisionne tous les jours. Il y a aussi ce chauffeur qui est venu faire le plein de cinq voitures différentes le même jour… “Il faut que les clients se taisent, insiste un employé de la gare de Bau. Le spectacle dure deux mois ! Ce sont les gens qui font la pénurie.”

La mauvaise foi est souvent de mise quand on vient faire le plein : “Un client m’a dit qu’il faisait un plein car il devait aller à Toulouse, raconte un chef de gare d’Agglo. C’est curieux comme ils vont tous à Toulouse en ce moment. Là aussi. Ceux qui arrivent dans des bidons de 30 litres et expliquent qu’ils vont couper du bois. Ils vont couper beaucoup après ça.”

Le plus ennuyeux, ce sont ceux qui deviennent agressifs. Là encore le manager témoigne : “Il y a déjà eu des agressions avec le Covid. Il y en a qui vont même jusqu’aux insultes, la coupe est pleine ! J’espère que ce ne sera pas comme ça pendant deux mois, car il y aura des meurtres”, plaisante-t-il. le travailleur de la station-service.

A Pau, Leclerc affiche sa sérénité

Les supermarchés Systèmes U et E.Leclerc ont demandé mercredi dernier à TotalEnergies de les laisser profiter de la remise à la pompe de 20 centimes lorsqu’ils font le plein des stations-service, dénonçant “une concurrence faussée”.
« Total est notre fournisseur et notre concurrent », résume Michel-Edouard Leclerc, président du Comité Stratégique des Centres E.Leclerc sur RTL. “Il ne nous accorde pas cette remise, j’ai aussi écrit au patron de Total pour lui demander d’en profiter”, a-t-il souligné.
La veille, le directeur général de Systèmes U, Dominique Schelcher, avait fait la même demande à BFMTV. “Systèmes U et Leclerc, on achète du carburant ensemble […] C’est le même carburant dans nos stations. Une partie de ce carburant est livrée par Total. […] Je demande à Total de nous accorder la même remise.”
Interrogé à ce sujet, Hugo Bélit, président des Centres Leclerc de Pau-Université et de Mazères-Lezons, adopte une approche pragmatique et offre un peu de calme : « Nous achetons notre carburant à une usine qui dessert Leclerc et Super U. La cotation est de Total. Il y a un effet d’offre pour TotalEnergies, mais si je comprends bien, les stations n’ont pas assez de volume pour répondre à la demande et il y a des ruptures d’approvisionnement. Nous fonctionnons sans marge, mais nous n’avons pas encore de rupture de stock. Et nous l’avons fait. ne constatent pas nécessairement une baisse des volumes de vente dans nos gares.”

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Chez TotalEnergies, Jean-Paul Riquet, directeur régional de la Nouvelle-Aquitaine, assure que le dossier est pleinement anticipé. C’est un phénomène très subtil que l’on observe partout en France. Sur les 3 500 stations impliquées dans le système, certaines d’entre elles sont bondées. On s’y attendait et ce phénomène va se résorber très vite. Nos équipes sont vraiment mobilisées là-dessus. Nous ne sommes pas vraiment inquiets.”

Le directeur régional a également lancé une sorte d’appel au calme : “Les clients doivent rester sereins. La réduction ne s’arrêtera pas demain. Ne pas surconsommer. Il vaut mieux essayer de faciliter son approvisionnement dans les gares.”

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