Documentaire ‘Moonage Daydream’, un hommage psychédélique à couper le souffle à David Bowie

Rêverie Monaj Pas une biographie. Rien de plus qu’un documentaire biographique traditionnel. Il n’y a ni témoin ni spécialiste pour raconter à la caméra les péripéties de la vie de David Robert Jones. Au lieu de cela, les mots de l’artiste David Bowie recueillis par les interlocuteurs au fil du temps, souvent dessinés au cours des années 1970, servent de fil conducteur à un montage d’images explosif et ininterrompu. Bouclez votre ceinture, le tempo ne ralentira pas une seconde pendant cet incroyable hommage de deux heures et demie qui vole à la vitesse de la lumière.

Réalisateur, Monteur et Producteur Rêverie MonajBrett Morgan n’est pas seulement un grand fan de l’icône du rock, il est aussi le premier à lui donner aux héritiers Bowie un accès sans précédent à ses archives. Un trésor collecté par l’artiste, qui a déjà permis au Victor and Albert Museum d’organiser une importante rétrospective garçon ho à la Philharmonie de Paris en 2015, qui contient notamment des dizaines d’heures de concerts live, d’émissions télévisées et d’enregistrements de pièces (quand Bowie jouait éléphant, humain à Broadway notamment), des coupures de presse, des photographies, des journaux, mais aussi des vidéos expérimentales, des peintures, des sculptures, des dessins et des poèmes de Bowie.

Je suis un collectionneur, je collectionne les personnages et les idées“, répond Bowie à Russell Harty en 1973 (sur Granada TV) qui lui demande qui il est. Un collectionneur au sens littéral, car il a parfaitement tout conservé de son parcours artistique, mais aussi au sens figuré : un collectionneur d’expériences. et l’inspiration dont on dit qu’il recueille des idées et qu’il y travaille”Pour extraire de faibles petites vérités du chaosLe film, tourbillon de bribes d’images et de sons, d’où émergent des vérités profondes sur Bowie, ne fait rien d’autre.

Une photo de David Bowie est apparue dans

Au final, les images et les mots de Bowie forment un spectacle à couper le souffle, un tourbillon fascinant qui dresse un portrait impressionniste de l’artiste caméléon et de son art. Ce chaos organisé perturbe la chronologie, confond les époques et prend du caractère (il ignore aussi certaines erreurs de Bowie).

Si son frère Terry, qui souffre de schizophrénie et de sa relation tendue avec sa mère, est évoqué brièvement en plus de son mariage avec Iman, sa vie privée n’est pas le sujet du film. Sa démarche artistique ainsi que ses multiples influences (mime, Asia, William Burroughs chopping, Sur le chemin Jack Kerouac, expressionniste allemand, Métropole Par Fritz Lang, Millier, Bunuel, Kubrick, Oshima, etc. Tout comme sa philosophie et sa spiritualité.

Toutes les transformations de l’Homme aux mille visages sont montrées, dans le désordre, mais avec une cohérence fondamentale au thème. Car Brett Morgan ne voit pas David Bowie uniquement comme un artiste créatif et rêveur de tous les talents. Il veut aussi montrer l’amoureux de la vie qui ne veut pas perdre une journée, curieux de tout jusqu’au bout qu’il a essayé Exprimer les restes mystérieux de l’esprit“.

Il insiste tellement sur le philosophe que Puy, ce modèle selon lui du “bien vieillir”, qui rappelle régulièrement l’impermanence de toute chose et dont la poursuite spirituelle, Bouddha un jour, Nietzsche le lendemain, dit croire”En force, en énergieEt il n’a mémorisé qu’un seul culte :La vie est“.

C’est un plaisir de voir Bowie être interviewé dans de vieilles émissions de télévision des années 70, en particulier Dick Cavett, en qualité restaurée et sur grand écran (vous devriez regarder ce film sur grand écran). Sa façon joyeuse, intelligente, polie et pleine d’humour de répondre aux questions. Et le mélange ennuyeux qu’il présentait de timidité et de tranquillité, même si c’était dans la liberté et l’extravagance de ses vêtements.

Ce film est aussi incontournable sur le plan musical : il parvient, en tout cas sur grand écran (on le répète, il faut voir ce film sur grand écran), à nous donner l’impression d’assister à l’un de ses spectacles, celui de Ziggy Stardust notamment, grâce à de rares photos restaurées. Quant à la bande son, qui est supervisée par son fidèle producteur Tony Visconti, elle profite des dernières avancées technologiques en Dolby Atmos pour mettre en valeur l’éternel cortège des chansons. Bizarreries spatiales, Ashes to Ashes, La vie sur Mars, Héros allons Dancer. Le son est tellement puissant qu’il en devient, avouons-le, un peu lassant au final.

Un hommage psychédélique frénétique à un artiste aux multiples facettes, Mrêverie d’oonage C’est une œuvre d’art en soi, dont on sort étourdi, les étoiles plein les yeux. Brett Morgan a consacré cinq longues années de sa vie à ce film. Bien qu’il veuille partager le guide de vie de Boy”avec la jeune générationIl aurait aimé, avoue-t-il, pouvoir y travailler jusqu’à la fin de ses jours.

un poster

sexe Documentaire musical
Réalisateur, Monteur, Producteur : Bret Morgan
Période : 2h20
nation : États-Unis
Directeur : 21 septembre 2022
distributeur : Images universelles
Sommaire Considéré comme l’un des plus grands artistes de notre époque, David Bowie influence la culture depuis plus de 50 ans. Rêverie Monaj C’est le premier film à bénéficier du soutien et de la complicité de la famille Bowie et de ses collaborateurs, donnant à Brett Morgan un accès sans précédent à leur groupe. Ce documentaire invite les téléspectateurs à s’immerger dans le monde unique de Bowie à travers des images d’archives personnelles et inédites et la propre musique et les paroles de David Bowie.

Leave a Reply

Your email address will not be published.

Previous post Bonne idée? Avantages et risques
Next post En direct – Bernard Cazeneuve refuse de “confondre la gauche avec l’extrémisme”