“Il se dit lanceur d’alerte”… Majali Berdah, grande prêtresse des influenceurs, dénonce le harcèlement de Buba

C’était un peu comme un drame médiatique d’été : les arnaques d’influenceurs. De nombreuses enquêtes, dont une enquête de 20 minutes sur les dérives de stars de télé-réalité avides de produits financiers à risque, ont dévoilé la face cachée du monde de l’influence et ses dérives. Mais l’histoire a dépassé le champ journalistique et s’est davantage focalisée sur deux personnalités sur les réseaux sociaux.

Au milieu du ring, un vrai 1v1 a eu lieu entre le rappeur Booba et Magali Berdah – l’influente Grande Prêtresse – qu’il n’était plus utile de présenter. Avec le hashtag #influvoleurs, le duc de Boulogne s’est imposé comme le nouveau porte-parole des abus de pouvoir… sans doute par opportunisme. Le problème est que 1v1 se transforme rapidement en une sombre histoire de cyberintimidation “dans le peloton” dont Shauna Events, responsable de l’agence d’influence, prétend être victime.

Cyberintimidation pendant 4 mois

La goutte d’eau est certainement tombée dimanche soir lors de la diffusion sur France 2 du supplément d’investigation intitulé “Tromperie, argent et politique : le vrai travail des influenceurs”. En particulier, il a souligné le rôle central de Mughali Burdah dans le commerce lucratif – et parfois illégal – d’influence. De plus, il a eu un énorme impact médiatique, recueillant plus de 372 000 vues en vingt-quatre heures.

Ce rapport a aussi été, pour Magali Berda, l’occasion d’une nouvelle vague d’injures et de moqueries, notamment concernant les tendinites. C’en était certainement trop pour la présidente de Shauna Events, qui a décidé d’appeler la presse mercredi pour annoncer “tous les éléments de l’affaire de cyber-harcèlement de Booba dont elle est victime depuis 4 mois”.

“Il n’était pas question de placement de produit à l’époque.”

Au luxueux Hilton Paris Opéra, dans le 8e arrondissement, Magali Berdah a reçu la presse en compagnie de son avocat, Maître Antonin Gravelin-Rodriguez. L’occasion de revenir sur les faits et l’ancienneté du préjudice subi par son client. L’affaire de cyber-harcèlement a débuté le 17 mai, selon l’avocat, au moment de la publication du rapport, qui contenait de nombreuses informations personnelles de Magali Berdah. L’avocat suggère : « Vous savez qui a posté ces extraits. On l’a compris, c’est un compte Booba, suivi à ce jour par 5,8 millions d’abonnés sur Twitter. “Il n’était pas question de placement de produit à l’époque”, me rappelle Antonin Gravelin Rodriguez.

A partir de ce poste, une plainte a été déposée à Paris pour les chefs d’inculpation suivants : menaces notamment de meurtre et d’appartenance religieuse, diffamation, injure publique, appels téléphoniques malveillants et harcèlement. Le Pôle national de la haine en ligne (PNHL) se saisit directement de l’affaire. “On ne plaisante pas, et le parquet de Paris a pris cette affaire très au sérieux”, confirme l’avocat de Majali Berda.

Une semaine entière de raids

Au cours des quatre derniers mois, toujours selon les avocats de Majali Burdah, les faits se sont répétés plus de 200 fois. “Ces tweets généraient chaque jour plus de 100 000 messages haineux contre Mughalli Berdah ou ses proches”, rapporte Me Antonin Gravelin-Rodriguez, qui se souvient également d’avoir organisé une “Berdah Gate Week”, mi-juillet. “Cette semaine, le harcèlement de mon champ à Bardah a augmenté.” Au total, 10 plaintes et plaintes supplémentaires ont été déposées par les deux champs de Burdah pour harcèlement et infractions assimilées.

Selon l’avocat, “l’écrivain du raid numérique” a envahi le domaine privé de Mughali Berda. Ses fils aussi seraient victimes jusqu’à ce que l’un d’eux attaque les rues de Paris. Son avocat a également porté plainte pour “tentative de chantage”, ainsi que pour “utilisation des données d’identité d’autrui dans le but de porter atteinte à la paix de l’honneur” en raison de la divulgation de son adresse personnelle avec la mention “un compte suivi de 120 000 personnes”.

Enfin, une plainte en diffamation a été déposée en juillet, ainsi qu’une autre le 12 septembre après la révélation de l’information lors de la conférence de presse du rappeur Bubba. Cela ajoute cinq plaintes aux dix déjà déposées. “Si nous commençons toutes ces actions, c’est parce que nous voulons protéger Majali Berdah et lui permettre de vivre librement et sereinement dans ce pays sans avoir à subir la haine des gens qui parlent derrière leurs écrans”, explique son avocat.

mauvais haut-parleur

Les larmes aux yeux, la voix tremblante, Magali Berda prend à son tour la parole. “Je sais que vous êtes là pour parler d’influenceurs, et je comprends cela. Il y a un vrai danger dans les abus qui existent depuis longtemps”, déclare la présidente de Shauna Events, qui a promis de travailler avec les acteurs concernés. Magali Berdah, qui dit vivre aujourd’hui “à un rythme d’homme”, regrette les larmes alors que cette dernière l’affirme : “Je ne me tairai pas, je resterai debout.”

Pour Magali Berda et son avocate, la lutte contre les influenceurs a une légitimité, mais elle ne peut plus avoir le même porte-parole. “Aujourd’hui, la lutte pour réguler les influenceurs peut être incarnée par un individu qui commet du cyberharcèlement, c’est un problème pour nous”, souligne M. Antonin Gravelin Rodriguez.

Plainte pour « escroquerie de masse organisée » contre X

De son côté, la justice a ouvert, aujourd’hui lundi, une enquête pour “pratiques commerciales trompeuses” contre les événements de Shona, suite à la plainte déposée par Buba. Il s’agit également d’une « arnaque de masse organisée », mais seules les premières qualifications ont été conservées. La plainte fait également référence à un “système de flux négatif des réseaux sociaux, notamment Instagram et Snapchat, que les influenceurs utilisent pour promouvoir les arnaques”. Diverses arnaques y sont signalées : marchandises non réceptionnées et non remboursées, produits incompatibles, etc.

Selon l’avocat de Majali Bardah, “il y a un net déséquilibre judiciaire entre ces dossiers”, mais il confirme que l’agent est à la disposition de la justice pour y répondre.

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