La dernière évaluation, la huitième vague presque inévitable


CovidFrance. Le bilan du Covid en France, s’il est rarement significatif lundi, semble confirmer ce soir 19 septembre une reprise épidémiologique générale dans le pays…

Le dernier bilan de l’épidémie de virus Corona a enregistré 5 219 cas en 24 heures le 19 septembre 2022, soit une augmentation de 640 cas par rapport à lundi dernier. La moyenne sur 7 jours est passée à 28 413 cas enregistrés par jour contre 28 322 cas la veille et le taux d’infection à 281,45 cas pour 100 000 habitants en France actuellement (266,86 la veille). Le nombre de décès enregistrés à l’hôpital dans les 24 heures a atteint 58 décès (hors Ehpad), soit une augmentation de 57 cas par rapport à la veille et 11 de plus que lundi dernier.

Dans les hôpitaux, on dénombrait lundi soir 12.952 patients hospitalisés pour le Covid-19 (+ 12 par rapport à la veille) alors que 703 personnes étaient en réanimation (22). En 24 heures, 644 patients avec un diagnostic positif au Covid-19 ont été hospitalisés, 596 de plus que la veille et 126 de plus par rapport aux deux précédents. Il y a eu 48 admissions en réanimation, 45 de plus que la veille et 7 de plus que lundi dernier.

Il semble donc que la huitième vague du virus Covid en France soit confirmée, sans que l’on puisse encore prédire quelle sera réellement son ampleur. La saisonnalité du virus et la variante Omicron indiquent une amplification jusqu’aux vacances, les activités et rassemblements en intérieur se multipliant, à mesure que les températures baissent. Le développement du COVID chez les enfants, qui ces dernières années a été annonciateur d’une reprise plus générale, est désormais très visible, d’autant que la vaccination est très faible dans ces tranches d’âge. “Nous sommes en veille armée face à cette nouvelle vague qui, comme tous les scientifiques nous le disent, va arriver”, a confirmé lundi au micro de France Inter le ministre de la Santé François Braun.

Voici les dernières données officielles disponibles sur le Covid-19 en France selon les bilans quotidiens de Santé publique France, du site de données Geodes et Data.gouv, basés sur les données des tests SI-DEP, les données hospitalières et les retours d’expérience. Etablissements médico-sociaux, dont les EHPAD. Plusieurs précisions sont nécessaires pour bien comprendre ces chiffres. Le tableau est détaillé ci-dessous :

Conditions: Depuis le 16 janvier 2022, la publication officielle du nombre total de cas confirmés depuis le début de l’épidémie (arriéré total) est suspendue “(e)n en raison de l’allongement de la période de consolidation des données”, identifie Data.gouv. Ainsi, le premier chiffre affiché ci-dessus n’est pas un chiffre officiel, mais provient d’une accumulation réalisée par nos soins de données non consolidées publiées quotidiennement à travers le SI — les réinfections sont comptées dans la base DEP comme de nouveaux cas . Par ailleurs, depuis le 8 juin 2022, la Haute Autorité de Santé Publique de France et Data.gouv ne mettent plus à jour les données épidémiques les week-ends et jours fériés.

Ci-dessous le nombre de cas de Covid-19, de décès, d’hospitalisations, de réanimations et de traitements constatés sous une forme ou une autre par rapport au bilan précédent (globalement la veille). Les dernières données disponibles en France selon les bilans quotidiens de Santé publique France et Data.gouv :

Conditions: Concernant les données quotidiennes sur l’épidémie, notamment le nombre de cas, Santé publique France précise que “les données peuvent être très variables en fonction des activités de dépistage (réduction des activités le week-end par exemple, réduction automatique du nombre de cas le lundi) et des délais de remise des résultats (généralement 24 à 48 heures).

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A partir des données quotidiennes sur le Corona virus en France, nous avons élaboré plusieurs courbes qui permettent de suivre l’évolution du virus en fonction du nombre de cas confirmés, du nombre de patients hospitalisés et de patients en réanimation, du nombre de décès à l’hôpital et le nombre de malades. Total des décès et nombre de rapatriés, similaire au traitement.

Pour le premier graphique, la courbe représente la moyenne quotidienne des cas enregistrés sur 7 jours tandis que les barres représentent le nombre de cas enregistrés dans le dernier rapport quotidien. Pour les autres graphiques, la courbe représente le total (par exemple, le total des hospitalisations en cours) tandis que les barres correspondent aux évolutions quotidiennes (soldes d’hospitalisations chaque jour, nouveaux décès, etc.).

Détails du nombre de cas : Plusieurs changements dans la manière dont les tests positifs sont enregistrés peuvent avoir perturbé le comptage des cas depuis le début de l’épidémie :

  • Le gouvernement et la santé publique en France ont changé leur façon de collecter les données sur les résultats des tests à la mi-mai 2020, via le projet SI-DEP. Ainsi, les chiffres enregistrés avant et après le 13 mai 2020 ne sont pas tout à fait comparables. Tant la quantité que la nature des tests effectués ont considérablement évolué. De quelques milliers de tests au début de la pandémie, la France est passée à plus d’un million de tests chaque semaine puis à 2 millions début novembre 2020, ce qui a forcément affecté les chiffres. De plus, au plus fort de la première vague, en mars/avril 2020, les tests concernaient principalement les personnes gravement malades, qui sont généralement hospitalisées, à l’exclusion de tous les patients asymptomatiques ou de quelques patients asymptomatiques. Ainsi, le nombre réel de cas de Covid-19 en France était bien supérieur au nombre estimé de cas confirmés au cours de cette période.
  • Depuis la mi-novembre 2020, le nombre de tests positifs, en plus des tests PCR, inclut les résultats des tests antigéniques.
  • Une correction en double a été effectuée par Santé publique France le 20 mai 2021. Alors qu’il y a eu plus de 5,9 millions de cas en France depuis le début de la pandémie, ce nombre a été révisé à près de 5,57 millions, soit 348 846 cas de moins. Une nette correction sur la courbe ci-dessus. les autres Des “accidents” sur le flux de données ont été signalés à plusieurs reprises par Santé publique France.

Détails de l’admission à l’hôpital : Il faut ici distinguer l’évolution du nombre total de patients hospitalisés au temps T et les nouveaux cas hospitalisés, c’est-à-dire les nouvelles admissions chaque jour à l’hôpital (total). Dans un cas, il s’agit du solde, qui tient compte des admissions, mais aussi des sorties de l’hôpital (guérison ou décès). En revanche, on ne parle que de nouvelles admissions à l’hôpital ou en réanimation avec Covid sur une journée.

Les données d’hospitalisation tiennent également compte des patients hospitalisés ‘avec’ le Covid-19 et non ‘pour’ le Covid-19. Ainsi, ils peuvent prendre en considération les patients hospitalisés pour une autre raison. Sur l’ensemble des malades du Covid-19, la proportion de patients hospitalisés pour une autre cause que le Covid-19 (mais porteurs du SRAS-CoV-2) pourrait avoir atteint jusqu’à un tiers selon les données détaillées fournies par Santé Publique France mises à disposition depuis la fin de janvier 2022.

Détermination du nombre de décès : Depuis mai 2020, Santé publique France a cessé de mettre à jour quotidiennement le bilan des Ehpad. Ce rapport a été mis à jour chaque semaine, puis quelques fois par semaine jusqu’à ce qu’il s’installe finalement au rythme d’une à deux fois par semaine. On a donc préféré dans un premier temps gommer le nombre de décès quotidiens en EHPAD pour ne pas fausser les graphiques. A la demande de plusieurs lecteurs, depuis le 13 novembre 2020, nous affichons à nouveau des mises à jour pour les décès en EHPAD (barres gris foncé) qui provoquent des pics artificiels lors des mises à jour. Des erreurs et des corrections de données ont également été signalées à plusieurs reprises par Santé publique France depuis la mi-mars 2020 mais ont également été constatées fin 2021, entraînant parfois des surestimations suivies d’évolutions généralement négatives du nombre de décès.

Le ministère de la Santé, à partir de données préliminaires, calcule une série de statistiques sur le développement du Covid-19 dans le pays. Quatre indicateurs particulièrement importants sont présentés ci-dessous : le taux de positivité aux tests RT-PCR, le taux d’infection, le nombre effectif de reproduction et le taux d’occupation des lits de réanimation. Si le premier et le second (le pourcentage de tests positifs sur le nombre total de tests effectués et le pourcentage de lits de soins intensifs occupés selon la capacité initiale du pays) sont faciles à comprendre, alors les deux autres types méritent une définition.

taux d’infection, représenté par la deuxième courbe, est considéré comme un indicateur majeur de la virulence du virus. Il s’agit du nombre de nouveaux cas de MERS-CoV diagnostiqués par PCR survenus au cours des sept derniers jours. Ce chiffre est rapporté à la population, c’est-à-dire un taux exprimé pour 100 000 habitants.

numéro de reproduction (R) Correspond au nombre moyen de personnes infectées par patient. Si ce nombre est supérieur à 1, cela signifie qu’en moyenne une personne atteinte du Covid-19 infecte plus de personnes qu’une autre, donc la maladie progresse.

Si vous ne voyez pas l’infographie, cliquez ici

Précision sur le taux de positivité et le taux d’infection : L’autorité de santé publique française a changé la façon dont elle calcule ses principaux indicateurs, le taux d’infection et le taux de positivité des tests le 8 décembre 2020. Ajout de tests antigéniques dans le premier indicateur puis gonflage mécanique du résultat du calcul. Le taux de positivité a nettement diminué. La raison cette fois vient du comptage des tests négatifs : si la même personne passe plusieurs tests dans les 60 jours et que ceux-ci sont négatifs, alors chacun sera compté maintenant. Auparavant, si une personne était testée négative plusieurs fois de suite dans les 60 jours, seul le premier test était comptabilisé. Son statut ne changeait pas sauf en cas de test positif.

L’autorité de santé publique française a expliqué dans un communiqué que cette nouvelle méthode de calcul s’est avérée plus précise car elle prend en compte la “propagation du virus dans la population testée”. “Aujourd’hui, avec l’épidémie en cours, il est courant qu’une même personne fasse de nombreux tests, surtout lorsque les tests précédents étaient négatifs. De plus, les connaissances se sont développées et le risque d’infection à nouveau, qui est aujourd’hui considéré comme très faible mais possible après 60 ans”. jours, devrait pouvoir l’identifier », écrivait alors l’agence de santé.

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