Le croiseur – Procès Laporte : “J’ai été traité comme un voyou”, raconte Serge Simon en pleine audience

Le cinquième jour du procès. Serge Simon, qui était jugé pour saisie d’intérêts, a été entendu mercredi 14 septembre par le tribunal correctionnel de Paris lors d’une audience particulièrement tendue : “Qu’est-ce que je fais là ?” De son côté, le procureur général a même estimé que le sous-chef de la FFR avait un mépris ouvert pour lui…

L’audience du mercredi 14 septembre s’est ouverte de manière plutôt calme avec l’audition du premier témoin, c’est-à-dire Laurent JapaniniDirecteur général de la Fédération. Ce dernier, qui n’a pas été entendu dans l’enquête préliminaire du Parquet national financier, comme prévu, a confirmé les transcriptions de Mohamed Altrad et Bernard Laporte au sujet du parrain du maillot bleu ou de la Commission d’appel, qui est censé être soumis sous pression. du patron de la FFR pour servir les intérêts de l’homme d’affaires héraultais.

Partenariat

À propos du partenariat de 1,5 million d’euros signé avec le groupe Altrad en 2017 pour soutenir la candidature de la France à la Coupe du monde 2023, Gabbannini a déclaré : « Lors de la matinée de France-Angleterre en février 2017, Bernard Laporte, Serge Simon et Claude Atcher ont réuni tous les principaux partenaires de FFR (Société Générale et Orange et GMF et BMW) pour leur offrir les avantages de courir pour la Coupe du Monde. N’importe lequel d’entre eux a voulu nous accompagner en contribuant financièrement à cette aventure. Le sentiment général qui s’en est dégagé était que le contrat de partenariat suffisait, et que les budgets de l’année avaient déjà été approuvés…”

Aux dires du directeur général de la FFR, le groupe Altrad était le seul en course, donc la concurrence était effectivement respectée. Le procureur François-Xavier Dolin a de son côté affirmé violemment à l’encontre d’un simple témoin, s’appuyant sur certains témoignages que cette rencontre de début février n’a jamais eu lieu et qu'”aucun des associés ne semblait connaître M. Gabbanini”.

Comité d’appel

En ce qui concerne la question de la Commission d’Appel, le Directeur Général de la Fédération n’a pas caché qu’il a été contacté par Muhammad Al-Tardar dans la matinée du 30 juin, afin qu’il puisse l’informer de la décision de ladite commission. “Je lui ai dit que je ne savais pas. J’allais enterrer mon père, j’avais l’esprit occupé ailleurs. J’ai donc demandé à M. Altrad d’appeler Bernard Laporte, ce qui est dommage pour moi. J’aurais dû aller chercher l’information. moi-même…” Alors le parquet interrogé sur la concordance des appels. Qui s’est passé sur son téléphone le matin du 30 juin, le directeur général a été clair : “Il y a une décence dans le rugby qu’il faut trouver ailleurs et ça veut dire que quand l’un de nous traverse une épreuve douloureuse, il reçoit de la sympathie, pour ne pas dire des messages fraternels.

A l’issue de l’audition de Laurent Gabbanini, un vif échange a finalement eu lieu entre l’avocat d’Anticor (Association française de lutte contre la corruption), Maître Gasnier, et la défense de Bernard Laporte. « Ne pensez-vous pas, se demandait Anticor, monsieur Japanini, que votre diplôme actuel pourrait changer en raison de votre proximité avec Bernard Laporte ?

“Interférence stupide!”

“Intervention stupide !”, tranche dans l’autre boue de la salle Jean-Pierre Versini-Campinque, l’un des avocats du président de la FFR. Que voulez-vous qu’il réponde ? D’après ce que je viens de jurer au président, c’est Gabbanini, conclut simplement : “Quand je lève la main pour jurer, monsieur, je ne le sous-estime pas.”

Après avoir entendu le témoin de Gabbanini, cela vient de Serge Simon, la personne la moins menacée du procès : “C’est un moment déterminant de ma vie, a déclaré Simon en préambule. Je l’attendais depuis très longtemps.” […] Mais pour vous dire la vérité, j’ai l’impression d’avoir déjà été poursuivi deux fois, d’abord à travers une campagne médiatique qui a duré longtemps, puis à travers une enquête où j’ai été traité de voyou : j’ai été persécuté par les police armée, après avoir écouté, j’ai passé quelque temps en prison. Parce que de mon point de vue, le confinement à la police, c’est comme une prison : on vous prend votre montre, vos lacets…”

Le vice-président de la FFR a été inculpé d’un chef d’accusation, prise illégale d’intérêts, accusé d’avoir ordonné à Joël Dumé, alors arbitre en chef, d’envoyer le directeur du jeu (Romain Poite) diriger le match entre Montpellier et le Racing. 92 en mars 2017, une rencontre précédemment reportée par la Ligue nationale de rugby, où la LNR jugeait les Racingmen bouleversés par l’annonce de la fusion parisienne. Simon a poursuivi : “Il n’y avait aucune bonne raison de reporter ce match. Donc, nous sommes arrivés à la fin de notre processus. […] Je me fiche de Montpellier. Si elle avait été Carcassone, elle aurait été la même. Mais il y avait une chance sur mille que le Racing-MHR soit joué, alors on a envoyé un verdict.

“Eh bien. Mais pourquoi n’avez-vous pas averti le Racing d’envoyer les gouverneurs à cette réunion?”

“La ligue a été prévenue et avertie de la course, et tout était clair”, a déclaré Simon.

“C’est votre vision des choses”, a aussitôt déclaré la présidente Rosemarie Honnault.

– « Euh… je ne t’ai pas convaincu alors ?

– “Ça, on verra l’heure du délibéré, Monsieur Simon.”

“Je vous adore!”

Le dialogue se poursuit entre les deux parties et soudain Simon interpelle le chef : “J’ai été impliqué dans une série de décisions mais je n’ai pas donné d’ordre à Monsieur Dom. Peut-être que je n’aurais pas dû participer à cette série de décisions, peut-être.” Mais est-ce criminel, est-ce que je mérite le tribunal correctionnel, répondez-moi : Quoi ? Puis on lui a demandé une lettre de négociation envoyée à la Ligue à l’été 2017 et présentée à l’avocat de Mohamed Al-Tardad, et il a dit : « C’était une malice politique de ma part, j’ai voulu l’emmener dans ce combat contre la Ligue. Ce n’était qu’un sort…”

” Vraiment ? ” interrogea-t-il aussitôt le chef. Pourquoi alors as-tu repris les propos de M. Altrad dans leur intégralité ? Pour durcir notre message, sans doute. Porte de Clichy, la température est soudainement montée de plusieurs degrés lorsque le Procureur, François-Xavier Dolin, a pris la parole pour interroger Serge Simon sur des sujets déjà abordés par le Président.

Simon, fort agacé, haussa la voix : « Je vous ai donné dix-huit fois la réponse, monsieur le procureur. Je vous adore, vous ! Mais vous êtes un ingénieur pensant qui ne le supporte pas ! Procureur. Je vous signale que ce n’était pas le cas des autres prévenus et croyez-moi, c’est embarrassant… »

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