proposition du Sénat qui conteste

Le Sénat propose dans le rapport « Interdiction de l’alcool et des drogues pendant la chasse » car la chasse en état d’ébriété n’est pas officiellement interdite aujourd’hui.

Le Sénat a publié mercredi un article de presse sur la sécurisation de la pêche en France, à la suite d’une pétition signée par plus de 120 000 personnes appelant à plus de surveillance et de restrictions sur la pratique. Il demande l’interdiction de l’alcool lors des parties de chasse. “Actuellement, la chasse en état d’ébriété n’est pas officiellement interdite”, ont écrit les sénateurs, un statut qu’ils réclament pour la réglementation.

Dans la proposition n°12 du rapport, ils proposent ainsi une « interdiction d’alcool et de drogue pendant la chasse » et « une harmonisation du taux d’alcoolémie retenue et des interdictions de drogue ainsi que leurs sanctions respectives aux règles applicables au regard du code de la route ». .”

“On nous a fait passer pour des tueurs”

Cette recommandation peut surprendre, car elle donne l’impression qu’au contraire, il est pleinement autorisé à chasser en état d’ébriété, et même qu’il s’agit d’une pratique établie, puisqu’elle devrait être interdite. Cette métrique indique que “tout le monde pêche en état d’ébriété ou sous influence”, raconte Antoine Hermann, directeur de la Fédération des pêcheurs du Rhône, en parlant de “stigmatisation”, alors que le stéréotype de l’esprit chasseur-cueilleur est omniprésent. .

“Le thème de l’alcool dans la chasse convient soit à un dessin animé, soit à un sketch d’Inconnus [dans lequel on voit des chasseurs alcoolisés] Avoir laissé des traces durables, soit des accusations de stigmatisation”, note le rapport du Sénat.

“Nous avons été créés pour des tueurs, nous sommes caricaturés de choses sans fondement car le chasseur d’aujourd’hui n’est pas un alcoolique”, Il a été lancé au RMC Alain Misal, pêcheur en Haute-Garonne.

« Jusqu’à présent, aucun cas d’alcoolisme n’a été signalé aux pêcheurs lorsqu’ils pratiquent leur passion, précise Jean-Bernard Portet, président de la Fédération de pêche de Haute-Garonne.

Cependant, des cas de pêcheurs surpris en état d’ébriété après une journée de pêche ont déjà été signalés. Ouest de la France En mars dernier, il évoque le cas d’un homme qui a enregistré dans sa voiture plus de 2 grammes d’alcool par litre de sang, et qui sortait d’une journée de chasse puis d’un dîner de chasse. repas gratuit Il a raconté une histoire similaire début septembre.

Contrôles sérieux “en cas d’accident”

Les sénateurs ont écrit que s’ils n’étaient pas contrôlés lors d’une sortie de chasse, les pêcheurs pourraient en effet être pénalisés pour avoir consommé de l’alcool lors d’un contrôle routier avant, pendant ou après une chasse, ou en constatant une “ivresse générale en public”. .

Elle recherche également des traces d’alcool ou de drogue “en cas d’accident mortel et à chaque fois qu’un accident entraînant des blessés est signalé assez rapidement”, ce qui signifie aussi que ce n’est pas systématique.

“Des sanctions ne seront prononcées qu’en cas d’accident, mais dans ce cas, il est déjà trop tard”, expliquait BFMTV.com à l’association de protection animale PETA en février dernier.

Cependant, les associations de pêcheurs interdisent la consommation d’alcool sur leurs sites, comme ceux du Gard, qui précisent qu’il est interdit de “chasser sous l’emprise de la drogue ou de l’alcool” et d’être “en” état d’ébriété, dans les limites de la limite d’alcoolémie autorisée par la loi Dans le cadre de la circulation routière.

Antoine Hermann explique que dans le Rhône, le responsable du battage – celui qui doit répéter les règles de sécurité notamment le jour de la chasse – doit avoir suivi une formation, au cours de laquelle la question de l’alcool est évoquée. Il souligne également que “nous partons souvent à la chasse et prenons un véhicule aller-retour”, ce qui incite à une vigilance d’emblée concernant l’alcool dans le respect du code de la route.

9% des accidents sont liés à l’alcool

« 9 % des accidents [de chasse] Liés à l’alcool ou à la drogue, une grande proportion mais certainement bien moins qu’un dessin animé, même si aucun examen n’a été fait pour des faits moins graves”, pouvait-on lire dans le rapport du Sénat.

Surtout, affirme-t-il, ce taux est “significativement inférieur à celui observé dans les accidents de la route” ou “dans les accidents mortels” où “13% des conducteurs sont alcooliques”. Cependant, « ce ratio est suffisant pour justifier cette évolution législative attendue, dont l’inscription dans le droit de l’environnement des agents de l’OFB permettra [Office Français de la Biodiversité] pour les contrôler et les punir.

Un graphique des accidents de pêche avec des chiffres pour les saisons 2003-2004 jusqu'en mars 2022
Un graphique des accidents de chasse réalisé avec les chiffres des saisons 2003-2004 jusqu’en mars 2022 © Sénat

En réponse à une question de l’AFP, le président de la Fédération nationale des pêcheurs (FNC), Willie Schrein, lui a confirmé que l’alcool était en cause dans “7% des accidents de pêche”. [et non 9%, ndlr], beaucoup moins que sur la route.” Quel droit de réserver ça aux chasseurs, un homme ivre à vélo est aussi dangereux”, a-t-il également tiré. Hors de la route, alors ne conduisez pas en état d’ébriété.

Cependant, le Sénat déclare que “l’expédition a constaté que les Chasseurs eux-mêmes avaient demandé publiquement ou officieusement cette évolution afin de ne pas soutenir des accusations sans fondement, et de pouvoir écarter ceux qui ne respectaient pas les règles élémentaires de prudence”.

Une des seules “suggestions vraiment raisonnables”

Antoine Hermann n’est pas réellement opposé à l’interdiction de l’alcool, même si pour lui, pour la grande majorité des pêcheurs, ne pas boire pendant les entraînements va “de soi”. Il critique surtout la stigmatisation que vous infligez à la société, une “image qui vous colle à la peau”.

Les associations qui réclament plus de sécurité dans la chasse depuis la publication du texte du Sénat ont dénoncé le fait que le rapport n’allait pas assez loin, tout en rejetant certaines de leurs propositions phares, comme la création de journées sans chasse. Cependant, beaucoup se sont félicités de l’interdiction proposée de la chasse en état d’ébriété.

“Seules deux propositions ont vraiment du sens : une interdiction de la consommation d’alcool et un certificat médical annuel obligatoire”, a écrit la Fondation des droits des animaux.

Il reste à voir comment cette proposition se traduira dans la réalité juridique à l’avenir. Mais Jean-Bernard Portet l’assure : “Nous, chasseurs, n’avons absolument rien à cacher. En tant que citoyen et chasseur, je ne m’opposerai en aucune façon à quelque contrôle que ce soit.”

Salomé Vincendon

Salomé Vincendon Journaliste BFM TV

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